Tiébilé- IBK : Tout est pardonné

Celui qui doit sa célébrité politique de ces 5 dernières années suite à ses critiques virulentes à l’égard du régime d’en place, se voit aujourd’hui dans le rôle de défendre ce même pouvoir d’Ibrhahim Boubacar Kéita. Ce dernier rôle, Tièblé Dramé ( il s’agit de lui) le joue sans rancune aucune et il l’a déjà prouvé dans la réponse par lui apportée aux déclarations du général à la retraite de l’armée française, Jean-Bernard Pinatel.

Première sortie médiatique, première réussite. La réponse apportée en début de semaine par le ministre des affaires étrangères, Tièbilé Dramé, aux déclarations du général français, Jean-Bernard Pinatel, a juste été appréciée à sa juste valeur, et par le gouvernement et par l’’opposition politique semant ainsi une petite guerre de paternité.

Pour des partisans de l’opposition politique, ce sont eux qui sont actuellement en passe de sauver l’honneur du Mali à travers Tièbilé Dramé. Pour les soutiens du gouvernement Tièbilé est désormais au s service d’un gouvernement et ne peut que travailler comme tel.

Tièblé, un opposant de circonstance

Affaire de l’avion présidentiel, celle des armements, l’accord de paix , crise sécuritaire, présidentielle 2018, l’actuel ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale aura été l’un des opposants du Mali démocratique qui, par ses agissements, a tristement réussi à enfoncer un pays en crise. Et si beaucoup pensent que Tiébilé Dramé corrige aujourd’hui ses propres erreurs, d’autres soutiennent qu’il a d’abord été fait de lui un opposant par erreur. Comment ?

Retour en 2013, précisément en juin 2013 à Ouagadougou où un accord signé entre le gouvernement du Mali et les groupes armés a permis la tenue de l’élection qui a vu l’arrivée de l’actuel régime au pouvoir. Le négociateur de ce document au nom de l’Etat du Mali s’appelle M. Tièblé Dramé.

C’est ce document dit l’accord du 18 juin qui devait ouvrir la voie, dans les deux mois qui ont suivi l’élection présidentielle, à de nouveaux dialogues entre le pouvoir qui devait être mis en place et les groupes armés. Mais après la présidentielle, le nouveau président fraichement élu fera fi du document tout en jurant de ne jamais négocier avec des hommes armés. Tout tombe alors à l’eau pour l’accord du 18 juin alors que, selon des indiscrétions, Tièbilé Dramé de l’autre côté avait toujours espoir d’achever le travail qu’il avait commencé à Ouagadougou.

Selon d’autres indiscrétions Tièbilé s’est alors senti trahi après l’abandon de l’accord de Ouagadougou et n’avait plus autre choix que de prendre les armes politiques pour combattre le régime de la même manière que les groupes armés qui ont repris les hostilités jusqu’à la signature de l’accord d’Alger.

Tout est pardonné

Du moins, c’est que l’’on peut bien dire après la nomination de Tièbilé Dramé en tant que ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale. L’homme semble désormais tout pardonner et tient toujours à son accord du 18 juin 2013. Il n’a pas manqué de le faire savoir dans sa réponse à Jean-Bernard Pinatel (lire la réaction de Tiebilé en encadré).

223infos.net avec La Sirène
Source: La Sirène

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